mon blog-notes!

25 mai 2015

Une heure qui redonne le sourire...

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voilà ce que vous offrira Oscar et la dame rose, d'E.E Schmitt. Je ne l'avais pas encore lu, et quelle magnifique manière de retrouver un auteur que j'aime beaucoup!! J'avais été déçue à un moment par un livre de lui et je me suis encore tenue éloignée de ses écrits les plus récents, mais je ne pouvais pas passer à côté d'Oscar. Cet enfant de 10 ans qui va mourir écrit à Dieu, et ces lettres décrivent les 12 jours avant sa mort. C'est poétique, drôle, émouvant et cela fait aimer la vie encore plus fort. A lire et à relire, sans modération, quand on a besoin d'un petit remontant ^^

Osacr et la dame rose, Eric-Emmanuell Schmitt, éditions Albin Michel

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24 mai 2015

La bibliothèque des coeurs cabossés

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Ce livre était partout en début d'année et vu l'histoire et les retours de lectures tous plus positifs, je voulais forcément le lire...je me suis retenue de l'acheter (ma PAL m'en remercie) mais dès qu'il est arrivé à la médiathèque, je me suis mise sur liste d'attente, elle n'était pas encore très longue.

Enfin j'allais découvrir pourquoi l'histoire de Sara Lindqvist est belle... Sara vit en Suède mais échange depuis quelques mois des lettres avec Amy Harris,  vielle dame solitaire mais amoureuse des livres, comme Sara. Les deux femmes s'échangent des livres, Amy parle à Sara de sa petie ville, Broken Wheel, située dans l'Iowa. Lorsque la libraire où travaille Sara ferme ses portes, celle-ci décide de prendre trois mois de congé et de partir à Broken Wheel rendre visite à Amy...Mais celle-ci décède entre temps et Sara arrive le jour de son enterrement.  Elle est alors loin de se douter que son souhait le plus cher sera de rester dans cette étrange petite ville américaine...

Et bien j'en suis déçue, j'ai l'impression d'être la seule mais tant pis, qu'est ce que j'y peux... Je me suis ennuyée et "l'idée complètement géniale et complètement folle"pour faire rester Sara, que nous vend la 4ème de couverture  est tellement prévisible, dès le début!! Une romance entre Tom et Sara, que ni l'un ni l'autre ne veut avouer, ces ficelles de l'indécision qui sonnent tellement faux...Je suis carrément restée à l'extérieur de cette histoire, aucun personnage (tous trop caricaturaux pour moi) ne m'a séduite, la seule chose qui a fonctionné, ce sont les descriptions, alors là, oui, on se retrouve à Broken Wheel, mais on reste dans la rue quoi, on entre pas dans le coeurs des protagonistes.

Le style non plus ne m'a pas convaincu, dès le début on se prend  l'arrivée de tous les perosnnages dans la figure et j'ai mis un temps fou à comprendre qui est qui par rapport à qui, et je m'attendais à une plus grande connivence entre Sara et moi, sur ce que nous apportent les livres, sur nos lectures même, mais pas grand-chose n'a fait raisonnance. Les lettres d'Amy n'apportent pas grand-chose à l'histoire non plus je trouve. Bref, on brasse de bons sentiments, un peu de niaiserie , tout ça soupoudré d'un peu d'éloges sur la lecture (enfin Bridget Jones est citée plusieurs fois par rapport aux autres livres, quelle référence??!)

Bref, une lecture "gentille",  mais qui m'a tout de même fait penser à certains moments que j'aurais du consacrer ce temps de lecture à ma PAl....

 

La bibilothèque des coeurs cabossés, Katarina Bivald, éditions Denoël

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08 mai 2015

Les corps inutiles

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Je ne serai pas allée de moi-même vers ce livre mais Myprettybooks en a tellement bien parlé qu'il est resté dans un coin de ma tête...et quand il est rentré à la médiathèque, hop, première!! ^^

Il faut dire que le sujet est loin d'être léger: Clémence vient d'avoir 15 ans lorsqu'elle subit une agression sexuelle. Envolée l'insouciance de l'enfance, place à la haine et à la volonté de destruction. Clémence ne dit rien, Clémence bouillonne et en perd même toute sensation: son corps ne ressent plus rien et son âme est blessée. Elle finira par se confier et essayer de se reconstruire. L'alternance des passages de sa vie adolescente et adulte montre bien que Clémence a construit sa vie sur rien  "J' avais le sentiment d'avoir vécu mille vies mais aucune n'était la mienne" ou plutôt sur ce traumatisme.

La plume de Delphine Bertholon a été pour moi une révélation, le style prend de l'ampleur et de la justesse au fur et à mesure de l'histoire..."Le vin, frais. La cigarette, chaude. Et mon corps dans l'espace"

Une lecture poignante qui ne peut laisser indifférent.

Les corps inutiles, Delphine Bertholon, éditions JC Lattès

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06 mai 2015

De quoi faire un bilan...

J'aime beaucoup lire les bilans du mois sur la blogo mais je ne suis jamais en mesure d'en faire un moi-même, car je lis vraiment trop lentement à mon goût pour que cela fasse un article intéressant.

Mais ce mois d'avril, j'ai lu 7 livres!! Danse de la joie et fierté pour moi, (petit score peut-être pour d'autres ^^)

Voilà ce qui a défilé devant mes yeux ce mois d'avril:

 

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Bon L'Appel du coucou c'était mon boulet commencé largement au mois de mars - 2 emprunts à la médiathèque: le dernier Modiano et Les corps inutiles (article à suivre) - 3 livres sortis de ma PAL (avant que je ne fasse les comptes ^^  je ferai un article sur la saga d'Anna Godbersen quand j'aurai lu tous les tomes) et un envoi PriceMinister. 

Oui ce mois-ci a été THE mois de la lecture pour moi ^^

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28 avril 2015

Les derniers jours de Stefan Zweig

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J'avais acheté la biographie de Seksik  juste après avoir lu la BD qui ne m'avait pas tout à fait convaincue, et grâce à Charlotte  qui a aussi donné son avis sur la BD il y a peu, j'ai eu envie de lire enfin ce livre.

Et j'ai bien fait, car il s'agit d'un bel hommage à Zweig. La biographie lui rend mille fois plus justice que la BD. Nous suivons les derniers instants de Zweig et de sa femme Lotte, de leur arrivée au Brésil en septembre 1941 à leur suicide en février 1942. La plume de Laurent Seksik est délicate, pudique et modeste, comme l'a été Stefan Zweig. Et il ne s'agit pas seulement de retracer les derniers instants vécus et pensés de Stefan, mais aussi de Lotte, sa jeune seconde épouse, "éprise jusqu'au sacrifice ultime". Pour la germaniste que je suis, il a été également bon de lire les noms de Thomas Mann, Franz Werfel, Rilke ou Brecht et de se replonger, à travers les souvenirs et les pensées de Zweig, dans l'ambiance culturelle et littéraire de l'Autriche d'avant guerre,: cette "MittelEuropa dont il s'était fait le chantre, était un lieu de poètes, de rêveurs, un monde enchanteur, un conte pour enfants."

Les descriptions du Brésil sont aussi très réussies et met très clairement en valeur le contraste entre la clarté et la luminosité des lieux et les idées sombres et tristes du couple. "A peine eurent-ils posé un pied au-dehors qu'ils eurent la sensation d'être happés par la lumière, une clarté brulante qui enveloppait les êtres, semblait monter de l'océan, figer l'espace."

"Il sortit les les livres, un à un (...) Après la ferveur et la solennité avec lesquelles il avait ouvert les premiers ouvragesnil se mit à plonger le nez dans les suivants. il humait à pleines narines. Les pages avaient tout conservé. Le passé n'était ni mort, ni enterré. Il était préservé entre les pages de ces livres." (...) "Son existence reposait sur les étagères de la bibliothèque. Sa vie était entre deux planches".

Et le discours que tient Bernanos à Zweig, n'est-il pas en phase avec notre présent, à nous? "Nous disposons, nous, les écrivains, entre nos mains, au bout de nos doigts, d'une arme puissante. Il faut se montrer digne de ce don d'écrire".

Une très belle lecture, qui donne bien entendu envie de se replonger dans les oeuvres de Stefan Zweig (et là, je me demande pourquoi tout ce que j'ai est en français et non en allemand??? ma prochaine lecture de Zweig sera forcément en version originale...)

 

 Les derniers jours de Stefan Zweig, Laurent Seksik, éditions J'ai lu

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23 avril 2015

Cette PAL....!

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Le ménage de printemps me met le nez sur une évidence, j'ai trop de livres à lire...je les ai ré-ordonné pour bien les voir, ces livres de ma PAL qui me crient "lis-moi!!!" "non, moi d'abord" "et je suis là depuis 2 ans moi" (véridique)

J'ai même fait l'appel: 55 présents, yeap!

Donc c'est décidé je participe au challenge de Bénédicte: je vide ma PAL...enfin, je vais tenter. 

C'est à dire? le principe du challenge est de ne plus acheter de livres avant de vider sa PAL. Je vous vois venir: j'ai 55 livres donc ça va me prendre une éternité, donc je ne tiendrai pas...effectivement, je suis réaliste aussi sur ce point-là, donc je le fait version sauce allégée: je lis le plus de livres possible dans ma PAL avant d'en racheter. Je ne sais pas, 10, 20...on verra bien. Et exception à l'exception: je m'accorde le droit d'acheter une suite de saga...et le nouveau Läckberg qui sortira en juin (ça c'est o-bli-gé....)...et bien entendu, je continue d'emprunter à la médiathèque (bon, elle en verra jamais le bout de son challenge, cette fille...)

Je ne vais pas non plus, à chaque lecture, estampiller mon article d'un "youhou!!!!! il était dans ma PAL"...je vous ferai un petit topo, de temps en temps (mais si, promis!!)

Bon, maintenant que cela est dit, je m'en retourne à mon livre (emprunté à la méidathèque, of course - oui, le chemin sera long...mais le principe est de ne plus acheter à tour de bras, et à ça, je veux vraiment me tenir, voilà!)

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21 avril 2015

Les Lieux sombres

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Ce bouquin a été mon petit défi personnel pendant une semaine, car je voulais aller voir l'adaptation au cinéma ("Dark places")...et je l'ai terminé 2 heures avant la séance ^^

Cette fois-ci je commence par mon ressenti quand j'ai refermé le livre: "oh-mon-Dieu!" Je ne m'attendais pas à ça. Quel thriller palpitant!! On frémit, on est pris aux tripes. L'histoire de Libby Day est très glauque (la mère de Libby ainsi que ses deux soeurs ont été sauvagement assassinées et le frère Ben est déclaré coupable.  Vingt-cinq ans plus tard, Libby revient sur cet horrible passé...). L'atmosphère du roman est très noire (Ben et ses amis sont des adeptes du satanisme, Libby est une trentenaire déprimée...) et l'alternance entre passé et présent joue afffreusement avec nos nerfs (la journée du meurtre est détaillée quasi à l'heure près...) mais en même temps, je me suis attachée à la famille Day. J'ai beaucoup aimé le personnage de Patty Day (la maman de Libby et de Ben) qui se reproche de ne pas être une bonne mère alors qu'elle doit gérer une ferme seule en plus de ses quatre enfants....Celle que j'ai évidemment détesté est Diondra la petite amie de Ben à l'époque, petite ado narcississique et capricieuse.

Mais la fin....est tout simplement perturbante et époustouflante. Rien avoir avec Les Apparences, autre thriller de G. Flynn que j'ai lu. Au ciné, j'ai eu peur qu'ils aient changé cette fin, c'est dire...En parlant du film: je voulais absolument lire le roman avant de le voir car j'avais peur....d'avoir peur (oui, je n'aime pas du tout les films où il y a du  sang partout) et en fait, le film est beaucoup plus "soft" que le livre qui ne nous épargne pas la description détaillée de l'état des victimes après le meurtre par exemple. De plus, avoir vu le film juste après ma lecture m'a permis de me détacher des personnages qui me hantaient durant ma progression dans le roman. Et si la tension psychologique n'y était plus, j'ai bien aimé l'adaptation tout de même (Charlize Theron est encore une fois dans son élément...)

Bref, que cela soit avec le livre ou le film, je vous recommande de vous plonger dans ces Lieux sombres...

 Les Lieux sombres, Gillian Flynn, éditions Le livre de Poche

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16 avril 2015

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

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Oh moi je me suis perdue, c'est clair.

C'est mon premier "Modiano" et cette lecture m'a laissée si perplexe que je suis allée lire d'autres critiques (parce-que de ce bouquin, je ne savais rien, sinon qu'il avait reçu le prix Nobel...) qui m'ont confortée dans mon impression: il ne fallait pas commencer par celui-là pour découvrir Modiano.

Pour moi, ce roman est resté flou d'un bout à l'autre et pourtant le départ s'annonçait bien: l'écrivain Jean Daragane reçoit un jour un coup de fil: quelqu'un a retrouvé un carnet d'adresse qu'il avait perdu. Et la voix de cette personne n'est pas rassurante. mais Jean va tout de même la rencontrer. Puis l'histoire déroule des fils de bobines différentes, alternant, passé, présent, puis encore souvenirs d'un autre passé...seul fil rouge: Annie Astrand, qui semble s'être occupée de Jean durant son enfance. En cours de route, on perd les deux personnages bizarres et menaçants du début, Gilles et Chantal (qui a changé de nom en plus...) Bref...globalement, j'a eu du mal à suivre. Pourtant, j'ai bien aimé la fin (même si elle ne donne pas la clé de l'énigme) et elle donne presque envie de relire le livre, pour enfin comprendre des passages restés obscures.

Ce qui m'a marquée, c'est le petit aperçu que nous livre Modiano  du processus d'écriture d'un roman. C'est toujours une question qui taraude le lecteur: quelle part la réalité a-t-elle dans l'écriture d'un roman? "Il avait décrit la scène avec exactitude et il savait que ce passage ne correspondait pas au reste du roman. C'était un morceau de réalité qu'il avait fait passer en fraude, l'un de ces messages personnels que l'on lance dans les petites annonces des journaux et qui ne peuvent être déchiffrés que par une seule personne."

D'après ce que j'ai pu lire sur  ce roman, on y trouve une raisonnance de toute l'oeuvre de Modiano, et je pense qu'avec ce titre, cela doit être l'écriture "globale" de Modiano qui a été récompensée. Pour ma part, j'ai également pris beaucoup de plaisir à lire le style de Modiano, auquel j'ai trouvé, - malgrè le caractère étrange que l'histoire avait pour moi,-  quelque chose de doux.

Alors si des connaisseurs de Modiano passent par là...par quoi dois-je commencer pour vraiment le comprendre...ou du moins essayer? 

 

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, Patrick Modiano, éditions Gallimard

 

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10 avril 2015

L'appel du coucou

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Pour notre 2ème lecture avec Sandrine, le livre commun de notre PAL était L'appel du coucou de Robert Galbraith (pseudonyme de J.K Rowling, mais là, je ne vous apprends rien ^^)

Alors je le dis tout de suite: moi, je ne l'ai pas entendu, l'appel du coucou. Mon premier réflexe en terminant ce livre de 700 pages a été de me dire: ENFIN!! j'ai mis plus d'un mois pour le lire, c'est dire...

Pourtant, l'intrigue avait tout pour me plaire: Lula Landry, mannequin vedette londonien est défenestrée un soir d'hiver. Suicide. Mais son frère John Bristow ne veut pas y croire et demande au détective Cormoran Strike d'enquêter.  Pas de thriller sanglant donc mais un policier bien ficelé. D'autant plus que Strike est rejoint par une secrétaire intérimaire jolie et futée (la quatrième dit "virtuose de l'internet", je n'irai pas jusque là...)

MAIS....le duo Strike/Robin est trop prévisible bien qu'attachant. L'intrigue se met en route très lentement, franchement, je me suis ennuyée les 250 premières pages. Ensuite, Strike fait ses déductions dans son coin et ne partage pas assez avec le lecteur, il fanfaronne 200 pages avant la fin qu'il a trouvé, mais sans donner quelques indices ou fausses pistes. Car on n'est pas assez dérouté ,le noyau de personnages gravitant autour de Lula est très restreint et finalement on trouve le coupable et le mobile bien avant la fin, reste juste à savoir comment...pas assez palpitant ni mystérieux pour moi. Et la confrontation Strike/ personnage coupable est ridicule je trouve, dans le sens où l'auteur puise trop dans des ficelles déjà lues, et se met en décalage avec tout le reste de son roman! (difficile d'argumenter quand on ne veut couper à personne l'envie de lire et n'émettre que son avis...)

Peut-être que je lirai la suite des aventures de Strike un jour, mais juste pour prendre des nouvelles de son duo avec Robin, et non pas parce-que j'ai adhéré au style de J.K Rowling, que j'ai trouvé vraiment fade, manquant de complicité avec le lecteur.

L'avis de Sandrine, le voici et j'aimerai aussi le vôtre, si vous avez lu celui-ci ou bien aussi déjà Le ver à soie....peut-être que la suite est meilleure?

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08 avril 2015

Cet été-là

Pour "La BD fait son festival 2015" organisé par PriceMinister, j'ai chosi de lire

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Rose se rend chaque été au même endroit avec ses parents et retrouve son amie de vacances Windy. Rose et Windy sont au seuil de l'adolescence, Rose étant un pleu plus agée que Windy. Et cette BD raconte sur 300 pages, ce seuil, cette frontière qui craquèle entre la naïveté de l'enfance et les problèmes du monde adulte. Windy veut toujours regarder des films d'horreur avec Rose, pour prouver peut-être qu'elle est grande mais elle reste encore très naïve dans ses jeux et sa façon d'observer les grands ados et leurs problèmes. On sent que Rose se sent déjà plus proche de ces jeunes plus âgés qu'elle mais elle est aussi confrontée au problème de ses parents. Les ados parlent de façon très crues, ce qui représentent bien qu'ils sont passés de "l'autre côté" mais n'y sont pas encore du tout à l'aise.

Cette BD n'est pas du tout prolixe, les belles illustations parlent d'elles-même, (surtout concernant le mal-être de la mère de Rose) et je trouve même surprenant ce que le dessinateur arrive à faire passer en une seule planche...

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Je ne trouve pas d'autres mots pour parler de cette BD car ce qu'en dit Craig Thompson la résume avec une très grande justesse: "Cet été-là avance en chancelant sur la ligne de faille de la préadolescence, quand la naïveté confortable de l'enfance s'estompe, laissant place aux sombres complexités de la vie adulte." 

Comme lui, je peux dire que "j'ai adoré ce livre" et ma note serait de 18/20

 

Cet été-là, Jillian Tamaki et Mariko Tamaki, éditions Rue de Sèvres

Et merci à PriceMinister pour l'envoi et à Sandrine pour m'avoir fait passer l'info

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