Un beau fil rouge pour mes dernières lectures!

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Je n'ai pas pu resiter à l'achat du dernier Ian McEwan: une hstoire d'amour sur fond de guerre froide ne peut me laisser indifférente! Serena est une lectrice compulsive mais fait une licence de maths à Cambrige qu'elle réussi moyennement...une 1ère histoire d'amour la ménera au MI5 où elle devra infiltrer l'univers d'un jeune auteur prometteur, Tom Haley, dont elle va tomber amoureuse...et si rélité et fonction ne se mélangeraient-elles pas?

Une jolie intrigue et j'ai surtout bien aimé la fin mais le roman est plein d'allusions historiques et sociétales d'une Angleterre en plein guerre froide dans les années 70 et beaucoup de noms m'échappent, pareil, ne connaissant pas l'Angleterre, je n'ai aucune conivence avec les noms de rues et de lieux cités et décrits. Mais oui, pour cette histoire d'amour, j'ai accepté le dépaysement ;-)

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Alors là, petit bijou, un livre que je vais offrir tout autour de moi: un garçon de 13 ans découvre Marcel Proust par amour et va partager avec sa mère une grande complicté autour de la recherche du Temps perdu qui va s'étendre même à tout le village...un petit roman mêlant tendresse et tristesse, fiction et réalité qui se lit d'une traite, que vous aimiez Proust ou pas.  Après je me suis un peu replongée dans Du Côté de chez Swann pour retrouver ce "petit goût du morceau de madeleine trempé dans le tilleul que [lui] donnait [sa] tante" et qui déclencha en lui la remontée de tant de souvenir...

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Je rajoute ici ma dernière lecture, même si nous avons l'inverse: Annie Ernaux veut tenter de faire de son vécu un livre, et nous offre une autobiographie à la fois personnelle tout en restant distante (il n'y pas de "je" mais le pronom "elle") et surtout collective: son vécu s'imbrique dans un "nous" collectif qui s'étend des années après-guerre jusqu'au début des années 2000. Les fils directeurs sont la description de photos d'elle et des repas familiaux qui ponctuent les années qui passent. Le style est très neutre, les mots et les descpriptions s'enchaînent, pas de chapitre, mais des grands et des petits paragraphes. Au début, je me suis dit que je vais trouver ça un peu rébarbatif et bien non, Les Années m'ont touchées, je me suis retrouvée "On s'étonnait de se trouver ici, d'avoir eu ce qu'on avait désiré, un homme, un enfant, un appartement", j'ai retrouvé des souvenirs de ma famille...quand on lit Les Années, on ne peut que se demander: comme le temps file, quel recul ai-je sur les évènemens, sur ma vie, sur l'histoire qui est en train de s'écrire? quels seront les visages que mes enfants vont connaître et pas moi? Le progrès peut-il encore autant s'emballer comme il l'a fait entre 1940 et 2008? "Plus on était immergés dans ce qu'on disait être la rélaité, le travail, la famille, plus on éprouvait un sentiment d'irréalité"