L'été dernier, tout le monde lisait Bussi, donc forcément, il m'intriguait, mais cela restait sans "urgence".

Un avion sans elle est finalement arrivé dans ma liseuse (à laquelle je consacrerai un article, ne vous inquiétez pas et ne me jettez pas la pierre en criant: "trahison!)

Alors oui, maintenant je comprends pourquoi on le voyait partout ce roman... il est addictif. Effectivement, on veut savoir qui a survécu au crash de l'Airbus ce jour de décembre 1980: Emilie Vitral ou Lyse-Rose de Carville? Deux bébés de 3 mois dans un avion et une seule rescapée...et 18 ans d'enquête pour le détective privé  Crédule Grand-Duc, qui offre à la majorité de Lylie (contraction des deux prénoms) le cahier où sont notées toutes ses recherches.

Le doute est ici un poison dans toutes les veines, et il s'immisce tellement chez le lecteur qu'on ne veut plus arrêter de tourner les pages avant de SAVOIR.

Aucun personnages n'est détestable, tous on subi le coup du sort, même les "méchants" de Carville. Bien sûr, on se fait mener par le bout du nez du début à la fin, mais c'est ça qui est bon! Les chapitres courts, les différents points de vue et les multiples rebondissements font que l'on ne peut plus lâcher l'histoire.

Michel Bussi aborde aussi le thème de la quête de l'identité, si importante pour les ados et jeunes adultes en manque de repères, alors que dire de Lylie, contraction de deux identités, deux familles opposées, un "monstre"?

Et j'ai trouvé très beau l'amour que lui porte Marc Vitral, "son paravent. Son paratonnerre. Son parapluie. Son paradis, à lui".

 

Forcément, maintenant j'ai envie de continuer à découvrir l'auteur! Un conseil?

Un avion sans elle, Michel Bussi