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Je savais bien que septembre allait être tumultueux mais pas à ce point....la rentrée, le nouvel emploi du temps, les activités des enfants, les week-end en famille ou avec les amis, les réunions à foison, les 1ers rhumes...et voilà que je ne me remets à mon blog que le...30 septembre! Par la force des choses, je n'ai pas lu beaucoup, ( même pas les blogs!!) et mes lectures ne m'ont  même pas emportées (septembre mois de la dépression quoi ^^)

J'avais eu l'audace de mettre dans mon bilan d'août Passé Imparfait de Julian Fellowes pensant qu'il n'allait m'accompagner encore que quelques petits jours de septembre...et bien je me le suis "traîner" jusque mi-septembre!!!! Le thème du bouquin est très bien, j'ai beaucoup aimé la description de la société des années 60 en Angleterre mais en même temps, pour vraiment apprécier ce roman, il faut connaître l'Angleterre, vraiment pour moi il y  avait souvent des allusions trop pointues à la civilisation anglaise de l'époque...je suis restée trop étrangère à ce monde anglo-saxon et les longueurs n'ont pas aidé...bref je me suis souvent ennuyée et forcément, cela ralentit considérablement la lecture....

Je suis ensuite passée à Musso, avec Demain qui était depuis longtemps dans ma PAL, pensant qu'un peu de suspens et une lecture légère allait me sortir de ma léthargie dans laquelle Julian Fellowes m'avait plongée...et bien ce fut laborieux aussi: Demain n'est pas le meilleur Musso pour moi (L'appel de l'ange reste mon préféré), l'histoire ne m'a pas autant embarquée même si le scénario était très prometteur: Matthew fait la connaissance d'Emma lors d'un échange de mails, ils souhaitent se rencontrer mais finalement cela sera impossible car Emma vit en 2010 et Matthew en 2011.

J'ai continué avec La gaieté de Justine Lévy, au titre si prometteur ^^ Bon alors ce roman est loin d'être gai, on retrouve l'écriture torturée de l'auteure, ces phrases à rallonge qui déversent en continue les pensées torturées de son personnage, Louise, dont j'avais fait la connaissance dans Mauvaise fille. On est d'ailleurs dans une continuation: Louise a besoin de comprendre son passé, ce lien si particulier et douloureux avec sa mère mais en même temps, elle est maman et veut protéger ses enfants des souffrances psychologiques qu'elle a connues. Pour cela elle trouve la solution: chasser la tristesse et être gaie. Mais cela n'est pas facile et on sent que la fin du roman, la compréhension d'un élèment clé du passé s'avère être un soulagement pour Louise, dont on espère qu'elle vivra maintenant avec plus de légèreté. Si je me suis parfois un peu perdue dans ce déversement de mots et de pensées sinueuses, j'ai été touchée par sa perception de la maternité (c'est d'ailleurs ce qui m'avait fait acheté le livre), dommage que ses rapports à sa mère prennent autant le dessus (mais on en comprend la nécessité):

"maintenant, avec Angèle et Paul qui comptent sur moi, j'ai décidé d'être une guerrière. Une guerrière aux yeux humides qui vient la nuit, surveiller leur sommeil, toucher leurs cheveux, effleurer leurs joues rebondies, leurs fossettes sur les mains."

"Il y a des gens qui pensent que ça fait mûrir, d'avoir des enfants, moi je trouve que ça vous met surtout face à votre propre enfance, tiens prends ça dans la gueule"...tout y est dans cette phrase...

 

Voilà le bilan de mes lectures de septembre, que c'est plaisant de revenir en parler ici! Octobre est plus prometteur : il y a les vacances!!! - la routine s'est installée, je devrais pouvoir me dégager plus de temps pour lire et bloguer...A tout bientôt!!